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Groupe no-break : lequel choisir pour votre entreprise ?

Blog YouPower : stockage par batterie, peak shaving et hors réseau pour les entreprises

Groupe no-break : lequel choisir pour votre entreprise ?

Un groupe no-break est une alimentation de secours qui reprend vos charges sans coupure perceptible quand le réseau tombe. On parle aussi de groupe temps zéro. Trois montages y arrivent : un système de batterie entreprise avec un onduleur-chargeur, un onduleur (UPS) avec un groupe électrogène, ou un groupe rotatif. Pour une PME, une ferme ou un bâtiment tertiaire, la batterie est souvent le choix le plus logique. Elle couvre la coupure et travaille aussi le reste de l'année. Le bon choix dépend de trois chiffres mesurés : la puissance des charges critiques, le temps de basculement toléré et la durée à tenir.

Le réseau tombe un mardi à 10 h. Le groupe électrogène démarre, comme prévu. Mais pendant ces quelques secondes, les serveurs ont redémarré, l'automate a perdu son cycle en cours et la ligne s'est arrêtée. Le groupe a fait son travail, et vous avez quand même perdu la matinée.

Ce que beaucoup d'entreprises ne voient pas : un groupe électrogène couvre la durée, pas l'instant. Et une rangée de petits onduleurs derrière chaque serveur coûte des batteries de remplacement, sans rien rapporter entre deux pannes. À Maasmechelen, un client avait déjà un groupe de secours qui attendait. Notre système semi hors réseau le rend enfin utile. Le client choisit le réseau ou le groupe comme chargeur de sa batterie de 30,8 kWh, avec 24 kVA de puissance de charge.

Qu'est-ce qu'un groupe no-break, concrètement ?

Un groupe no-break désigne une fonction, pas un appareil : garder vos charges sous tension sans coupure perceptible quand le réseau tombe. Trois montages la réalisent :

  • Un groupe no-break rotatif (DRUPS) : un moteur diesel, un alternateur et un volant d'inertie. L'énergie du volant assure la continuité pendant que le moteur démarre. Chez Hitachi Hi-Rel, par exemple, la gamme va de 500 à 3 000 kVA, sans batterie. Ce sont des machines pour grands sites.
  • Un onduleur (UPS) combiné à un groupe électrogène : l'onduleur tient les charges pendant que le groupe démarre.
  • Un système de batterie avec onduleur-chargeur : la batterie alimente directement les circuits critiques et tient des heures si elle est dimensionnée pour.

Pour une PME, une ferme ou un bâtiment tertiaire, la troisième option est souvent la plus logique. Un onduleur et un groupe, ce sont deux machines qui attendent la panne. Une batterie avec onduleur-chargeur reprend seule, et elle sert aussi au quotidien. Nos batteries industrielles vont de la PME au site industriel, en systèmes modulaires jusqu'à 1 MW. Dans notre rubrique médias, une vidéo montre un système de secours Victron pour la tour de contrôle d'un aéroport.

Groupe no-break ou groupe électrogène : quelle différence ?

Un groupe électrogène produit du courant tant qu'il a du carburant, mais il doit d'abord démarrer et être commuté. Pendant ce délai, vos charges sont sans tension. Aux États-Unis, la norme NFPA 110 laisse 10 secondes à un groupe de secours de « type 10 » pour fournir du courant, explique Cummins. Dix secondes suffisent pour arrêter des serveurs, des automates et une ligne de production.

Onduleur (UPS) Groupe électrogène Batterie avec onduleur-chargeur
BasculementAucun pour un onduleur online ; quelques millisecondes sinonQuelques secondes (démarrage et commutation)Moins de 20 ms avec un Victron MultiPlus-II ou Quattro
Durée de maintienLimitée par sa batterie, souvent des minutesTant qu'il y a du carburantSelon les kWh installés, prolongée par le solaire ou un groupe
Usage hors panneAucun, il protègeAucun, il attendÉcrêtage des pointes, autoconsommation solaire
EntretienBatteries à remplacer, ventilationCarburant, moteur, essais réguliersSuivi de l'état de charge, essais de basculement
Bruit et gaz sur siteAucunOui, pendant la marcheAucun

Les onduleurs ne se valent pas non plus. Selon Vertiv, un onduleur online à double conversion ne bascule pas : il alimente la charge en permanence. Un onduleur offline coupe environ 6 à 8 millisecondes, un line-interactive 4 à 6 millisecondes.

Vous voulez comparer l'onduleur, le groupe et la batterie sur l'autonomie, le coût d'usage et les règles ? Notre article sur l'alimentation de secours en entreprise les met côte à côte.

Quel temps de basculement vos équipements tolèrent-ils ?

La fiche technique du Victron MultiPlus-II annonce une reprise des charges en moins de 20 millisecondes, assez vite pour les ordinateurs et l'électronique. Le Victron Quattro fait de même. Il accepte en plus deux sources, par exemple le réseau et un groupe électrogène, et se connecte automatiquement à la source active.

En pratique, classez vos charges en trois groupes :

  • Sans coupure : serveurs, réseau, alarmes, commandes de process. Ils vont sur la sortie secourue de l'onduleur-chargeur.
  • Quelques secondes tolérées : éclairage, pompes, ventilation. Ils peuvent attendre un groupe électrogène si la durée l'exige.
  • Non critiques : chauffage d'appoint, recharge de véhicules, machines non urgentes. Ils restent sur le réseau et s'arrêtent pendant la coupure.

Ce classement fixe la taille de votre groupe no-break. Seul le premier groupe a vraiment besoin du temps zéro. Pour les serveurs et les baies, notre article sur l'onduleur pour entreprise aide à choisir entre onduleur solaire, onduleur de batterie et UPS.

Comment dimensionner un groupe no-break en kW et en kWh ?

Un groupe no-break se dimensionne sur deux chiffres, la puissance et l'énergie. Les deux se mesurent, ils ne se devinent pas.

  • La puissance (kW) : quelles charges tournent en même temps, et quels démarrages (compresseurs, moteurs) l'onduleur doit-il encaisser ? Selon sa fiche technique, un MultiPlus-II 48/5000 fournit 4 000 W en continu à 25 °C et 9 000 W en crête. Jusqu'à six unités fonctionnent en parallèle, aussi en triphasé.
  • L'énergie (kWh) : combien de temps les charges critiques doivent-elles tenir ? Au-delà de quelques heures, un groupe électrogène à démarrage automatique ou des panneaux solaires prennent le relais.

Nous partons toujours de la consommation mesurée au quart d'heure, jamais d'une règle empirique. Notre logiciel de suivi permet de mesurer pendant une courte période avant l'installation. Ensuite, vous suivez le système via l'application et le portail VRM de Victron.

Exemple : une PME qui veut tenir deux heures sans réseau

Exemple illustratif, valeurs choisies pour la démonstration. Une PME avec chambre froide et salle serveurs liste ses charges critiques :

Charge critique Puissance moyenne simultanée
Serveurs, réseau, alarme2 kW
Chambre froide5 kW
Éclairage partiel1,5 kW
Bureaux et caisses1,5 kW
Pompes et ventilation2 kW
Total12 kW
  • Énergie : deux heures à 12 kW, soit 24 kWh.
  • Batterie : 60 kWh utiles, dont la moitié réservée au secours, soit 30 kWh. Cela donne 2,5 heures à 12 kW, avec une marge pour les pertes.
  • Onduleur-chargeur : six MultiPlus-II 48/5000, deux par phase, donnent 24 kW en continu et 54 kW en crête. C'est assez pour le démarrage du compresseur.
  • Usage quotidien : les 30 autres kWh servent chaque jour à l'autoconsommation solaire et à l'écrêtage des pointes.

La réserve se règle dans l'ESS de l'appareil GX de Victron. Selon le manuel ESS, le réglage « Minimum SoC (unless grid fails) » fixe le plancher de la batterie en usage normal. Si le réseau tombe, elle continue à alimenter les charges. Pour une coupure plus longue, l'appareil GX peut démarrer et arrêter seul un groupe électrogène, selon Victron. Notre article sur le groupe électrogène avec batterie explique ce montage.

Votre charge critique, c'est surtout du froid ? Notre article sur la chambre froide pendant une panne de courant calcule combien de temps une batterie la garde au froid.

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Que dit le RGIE sur un groupe no-break ?

Le RGIE est fédéral : il s'applique en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre. Il distingue deux cas, et votre analyse de risques dit dans lequel vous êtes.

  • Les installations de sécurité gardent en service ce qui protège les personnes. Les sources de sécurité admises comprennent les batteries, les groupes électrogènes indépendants de la source normale et les onduleurs. Elles s'enclenchent automatiquement, dans un local réservé, ventilé et accessible seulement aux personnes averties (BA4) ou qualifiées (BA5).
  • Les installations critiques gardent en service une fonction pour d'autres raisons, comme une ligne de production, une salle serveurs ou une salle de contrôle. L'exploitant fixe, par analyse de risques, la source de remplacement et le temps de maintien de chaque consommateur.

Un second raccordement au réseau ne compte pas comme source de sécurité. Une source de sécurité demande au moins un essai de basculement en charge par an, avec un entretien documenté. Et des sources qui ne sont pas conçues pour fonctionner en parallèle doivent être protégées contre cette mise en parallèle.

Le gestionnaire de réseau a aussi son mot à dire. Selon la prescription Synergrid C10/11, un système d'alimentation de secours ne tourne en parallèle avec le réseau que brièvement. C'est au plus 5 minutes par basculement, noté dans un registre. Une batterie qui écrête aussi vos pointes chaque jour est un système de stockage. En Wallonie, la déclaration à ORES est une obligation légale, batteries comprises, avec une étude plus approfondie au-delà de 10 kVA. En Flandre, elle se déclare à Fluvius. À Bruxelles, renseignez-vous auprès de Sibelga.

Comment un groupe no-break à batterie rapporte-t-il chaque jour ?

Un onduleur ou un groupe électrogène attend la panne. Un groupe no-break à batterie peut travailler tous les jours, tant que le pilotage protège la réserve. Trois usages reviennent souvent :

  • Écrêtage des pointes. Avec l'option peak shaving de l'ESS Victron, la batterie complète le réseau quand vos charges dépassent la limite de courant réglée. En Flandre, le tarif capacitaire des ménages et petites entreprises dépend de la pointe quart-horaire mensuelle, selon Fluvius. En Wallonie, les sites avec mesure de pointe paient un terme de capacité chez ORES.
  • Autoconsommation solaire. Le surplus de la journée sert le soir au lieu d'être injecté.
  • Raccordement trop juste. Une batterie est souvent la réponse la plus rapide quand le gestionnaire de réseau refuse un renforcement ou exige une cabine.

Comment la batterie coupe vos pointes, vous le lisez dans notre article sur le peak shaving avec une batterie. Plus loin encore, une installation semi hors réseau alimente vos circuits depuis le solaire et la batterie, avec le réseau comme réserve.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre un groupe no-break et un onduleur ?

Un onduleur est une façon d'obtenir le no-break, mais il ne tient souvent que quelques minutes. Il sert à passer une courte coupure ou à arrêter proprement un serveur. Un groupe no-break au sens large tient la durée voulue : onduleur plus groupe, groupe rotatif ou batterie assez grande.

Combien de temps un groupe no-break à batterie tient-il ?

Cela dépend des kWh réservés au secours et de la puissance des charges critiques. Dans notre exemple, 30 kWh réservés couvrent environ 2,5 heures à 12 kW. Pour une coupure plus longue, le solaire recharge la batterie en journée et un groupe électrogène à démarrage automatique prend le relais.

Peut-on garder le groupe électrogène existant ?

Oui, et c'est souvent malin. Le groupe devient la deuxième ligne : la batterie reprend sans coupure, et le groupe ne démarre que si la coupure dure. À Maasmechelen, le groupe de secours du client sert aussi de chargeur pour la batterie.

Un groupe no-break convient-il aussi à une maison ?

Oui, à plus petite échelle. À Peer, une maison en monophasé continue à fonctionner quand le réseau tombe, avec 5 kVA et une batterie de 15,4 kWh. À Wetteren, la même absence de coupure fonctionne en triphasé, avec 9 kVA. Notre article sur la batterie domestique avec alimentation de secours explique ce qui fonctionne vraiment. Vous visez l'autonomie complète ? Lisez notre article sur l'autonomie en électricité en Belgique.

Faut-il tester un groupe no-break ?

Oui. Pour une source de sécurité, le RGIE demande au moins un essai de basculement en charge par an et un entretien documenté. Pour une installation critique, l'analyse de risques fixe les mesures. Avec un système Victron, vous suivez l'état de charge et les basculements à distance via le portail VRM.

Pourquoi une coupure de courant reste-t-elle un risque en Belgique ?

Le réseau belge est fiable, mais des pannes locales dues à des travaux, des tempêtes ou des défauts restent possibles. Le SPF Economie prévoit en outre un plan de délestage en huit tranches pour éviter un black-out. Notre article sur le délestage en entreprise explique comment savoir si votre site est concerné. Pour un élevage, lisez aussi notre article sur la ventilation pendant une coupure de courant.

Vous voulez savoir quel groupe no-break votre site demande ?

Nous mesurons votre consommation, identifions vos charges critiques et concevons un système qui reprend sans coupure et travaille aussi au quotidien. Victron Energy Certified Partner, nous le dimensionnons, l'installons et le suivons, en Wallonie comme en Flandre.

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Sources

  1. SPF Economie : RGIE, livre 1, installations à basse et très basse tension (PDF)
  2. Synergrid : prescription technique C10/11 (PDF)
  3. Cummins : NFPA 110, exigences type 10 (anglais, PDF)
  4. Hitachi Hi-Rel : groupe no-break rotatif DRUPS (anglais)
  5. Vertiv : les différents types d'onduleurs (anglais)
  6. Victron Energy : fiche technique MultiPlus-II (anglais, PDF)
  7. Victron Energy : Quattro (anglais)
  8. Victron Energy : configuration ESS (anglais)
  9. Victron Energy : démarrage automatique du groupe par le GX (anglais)
  10. ORES : déclarer une nouvelle installation de production
  11. Fluvius : déclarer un système de stockage (néerlandais)
  12. Fluvius : FAQ tarif capacitaire (néerlandais)
  13. SPF Economie : le plan de délestage et vous

À propos de l'auteur

YouPower. YouPower, à Zele, conçoit, dimensionne et installe des systèmes de batteries et hors réseau pour les entreprises, l'agriculture et les particuliers depuis 2018. Victron Energy Certified Partner, bureau d'études interne, pilotage open source et recyclage des batteries en interne. En savoir plus sur YouPower


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